Salut,
Pour être sincère, je ne vois de réponse ni pour ta première, ni deuxième question. En revanche, je suis à même d'expliquer le pourquoi du changement d'accent dans ces listes-ci :
crêpe, crêpelé, crêper mais crépon et crépu
suprême mais suprématie
Il s'agit de la fameuse règle des trois lettres. Quand il y a e muet + consonne + e muet, le français peut opérer deux transformations :
- è + consonne + e muet
- e muet + consonne + consonne (la même) + e muet.
Les applications ici sont d'ordre phonétique : dans crêpe, crêpelé et suprême, on retrouve la même situation, à la différence qu'au lieu du è, je retrouve un ê, que je prononce de toute façon "è" (de la même manière que je prononce "è" le 1er "e" de
il s'appelle).
Mais ça va plus loin, c'est plus profondément l'accentuation des "e" :
- si le "e" accentué est suivi d'une syllabe muette (groupe consonnantique + e muet), alors ce e sera accentué grave ;
- si le "e" accentué est suivi d'une syllabe sonore (groupe consonantique + son vocalique), alors ce e sera accentué aigu ;
- enfin, si le "e" accentué est en fin de mot, alors il sera automatiquement aigu.
Ex : dans crêpe, "pe" est une syllabe muette. Normalement j'accentue grave, mais historiquement il s'accentue en circonflexe, tout en se prononçant comme un "è".
Il en est de même pour crêpelé et suprême.
Or, dans crépon, "pon" est une syllabe sonore. Il est donc parfaitement logique de l'accentuer aigu. Il en va de même pour crépu et suprématie.
Le grand mystère se trouve au niveau de "crêper" que je vois ici complètement hors norme. Mais c'est le seul cas.
Hormis ceci je n'ai pas la moindre idée du pourquoi du fantomatique et du chômage...
Sacré FLE...